Quatre tests, pas une intuition
La question n’est pas « avons-nous de l’IA ». C’est « tenons-nous déjà un rituel que l’on peut certifier ». Quatre tests suffisent. Ils se tranchent en comité, pas en atelier de design thinking.
Récurrence. Le processus a lieu à un rythme connu : hebdomadaire, mensuel, à chaque arrêté, à chaque revue fournisseur. Un exercice unique, même critique, n’amortit pas un Core. Il peut justifier un accompagnement. Il ne justifie pas une industrialisation.
Sortie de forme stable. On sait décrire le livrable avant de l’avoir produit : un rapport de telle structure, un scoring à trois niveaux, une synthèse sourcée, une projection sous N scénarios. Si le gabarit change à chaque fois, on n’a pas un rituel. On a une série de commandes.
Volume. L’information à traiter dépasse ce qu’une équipe peut lire, croiser et justifer à la main dans le délai imparti. Sans volume, le traitement manuel reste plus économique : et souvent plus défendable, parce qu’il est déjà dans la tête des experts.
Justifiabilité. Chaque résultat doit pouvoir être défendu : sources, logique, validateur, rejeu. Si personne ne demandera jamais « sur quelle base », le dossier de preuve est un surcoût. Si un commissaire, un régulateur ou un comité le demandera, le dossier est le produit.
Un processus qui échoue à l’un des quatre n’est pas interdit. Il n’est pas un rituel industrialisable. Le traiter comme tel produit des fondations pour un objet qui n’en a pas besoin, et laisse sans fondations celui qui en a.
Comment trancher concrètement
Le hub des rituels décrit les quatre familles. Le diagnostic de maturité mesure la fragmentation des usages. Les deux ensemble évitent le faux positif : un usage brillant en démonstration, indéfendable en comité.
Si les quatre tests sont verts, la question suivante n’est plus « faut-il de l’IA ». C’est « quelle famille, quel premier run, quel signataire ». C’est un cadrage. Ce n’est plus un POC.
Pour aller plus loin
Pour cadrer le premier processus à documenter nativement. Planifier un échange